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    Rubrique" Libres commentaires liturgiques" Année B.
     

    Prochain billet demain lundi 06 juillet.
     

    TEXTES : 
    Livre du prophète Ézékiel(Ez 2, 2-5) 

    En ces jours-là,     l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. J’écoutai celui qui me parlait.     Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,  vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi. Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères  se sont soulevés contre moi.      Les fils ont le visage dur, et le cœur obstiné ;  c’est à eux que je t’envoie. Tu leur diras : ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’      Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! –  ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »
    Deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens(2 Co 12,7-10) 

    Frères,  les révélations que j’ai reçues sont tellement ex- traordinaires  que, pour m’empêcher de me surestimer, 
    j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,  pour empêcher que je me surestime.     Par trois fois, j’ai  prié le Seigneur de l’écarter de moi.     Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit,  car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »  C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,  afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.      C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
    Évangile selon saint Marc(Mc 6, 1-6) 

        En ce temps-là,     Jésus se rendit dans son lieu d’origine,  et ses disciples le suivirent.     Le jour du sabbat, 
    il se mit à enseigner dans la synagogue.
    De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : 
    « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,  et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?     N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, 
    et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? 
    Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?» 
    Et ils étaient profondément choqués à son sujet.      Jésus  leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, 
    sa parenté et sa maison. »     Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades 
    en leur imposant les mains.      Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

    COMMENTAIRES : 

    La foi est incongrue. Pourquoi donc ?  Notre chair, c’est-à-dire l’union indissociable de notre être, corps et âme, nous susurre qu’il s’agit  d’une illusion, de l’illusion par excellence. Notre désir de vie qui nous attache à la vie ici-bas, aux satisfactions qu’elle peut apporter nous détourne de toute autre perspective. Ce violent désir de vie qui nous habite renvoie à ce que St Paul désigne et implicitement personnifie mythiquement par la figure de Satan. Car il convient de ne pas mépriser ces satisfactions et la valeur de ce que nous enseigne la « chair ». Il convient de ne pas « surestimer » la voix de l’Esprit lorsque celui-ci nous parle, en nous reliant à la transcendance, à la présence du sens qui nous habite et nous dévoile que ce sens déborde largement, infiniment, les étroites limites de la finitude. Car cette révélation est tellement extraordinaire, est tellement sans rapport avec ce que nous enseigne la vie ordinaire, le bon sens, la sagesse humaine, qu’elle apparaît infiniment faible et incongrue. Il ne faut pas que la foi devienne crédulité. Seule la grâce, c’est-à-dire le don gratuit de cette présence transcendante, peut nous assurer que cette foi qui peut apparaître comme une faiblesse, comme une consolation, est en vérité une force véritable, celle qui nous élève au-dessus des apparences, des vraisemblances, offertes par la condition de la finitude. 

    D’ailleurs, celui qui se présente comme le Dieu incarné, comme le Dieu qui assume la finitude afin que la finitude puisse, si elle y consent, si elle accorde crédit à ce message divin, partager la plénitude divine, ce Dieu incarné est par essence tout à la fois entièrement homme et entièrement Dieu. Parce qu’il est entièrement homme, il vit au milieu des hommes et partage la condition humaine, tous les aspects de cette condition humaine : il a un métier, il a travaillé, il possède une parenté, des frères, des sœurs, il est appelé à mourir. Sa dimension éventuellement divine devient totalement incongrue pour ceux qui le connaissent de près, de longue date, avec la proximité humaine que cela suppose. « Il n’y a pas de grands hommes pour son valet de chambre » dira bien plus tard Hegel. Dès lors, cet entourage familier est en incapacité de le regarder avec les yeux de la foi, est en conséquence en incapacité de se dévoiler les « signes » (ou les miracles puisque tout « miracle » est « signe ») de sa nature divine. Cet entourage familier, engoncé dans les étroites limites de la finitude et de  ses caractéristiques elles-mêmes familières, auréolées du bon sens et de la sagesse humaine, ne peut percevoir ce que perçoit le regard de la foi. 

    Cet entourage familier du Christ est à notre image. Il faut beaucoup de force, la force inspirée par l’Esprit lorsqu’on le fait vivre en nous, pour surmonter les « faiblesses » de la chair repliée sur elle-même et ses certitudes et ses évidences apparentes. La foi exige que nous laissions « parler » en nous cette voix de l’Esprit.A. Mendiri

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  •    LES ZOMBIES  
     
    LE JOURNAL DE QUÉBEC
    MARDI 16 DÉCEMBRE 2014
    ACTUALITÉS
    RICHARD MARTINEAU
    richard.martineau@quebecormedia.com
     
    LES ZOMBIES
     
    En 2014, deux virus auront posé une menace sérieuse à nos sociétés.
     
    Un virus biologique : l’Ebola. Et un virus idéologique : l’islamisme.
     
    PIRATER LES CERVEAUX
     
    Le premier s’infiltre dans un corps biologique pour le détruire de l’intérieur. Le second s’infiltre dans un corps social, aussi pour le détruire de l’intérieur.
    Et dans un cas comme dans l’autre, quand vous présentez des symptômes, il est déjà trop tard. Ça veut dire que vous êtes déjà infecté. Que le virus est en train de vous ronger de l’intérieur.
     
    Pas étonnant qu’on tripe tant sur les zombies, depuis quelques années — films de zombies, bédés de zombies, séries de zombies…
     
    Le zombie incarne parfaitement ces deux maux. Le zombie n’est pas un homme. C’est ce qu’il reste de l’homme lorsqu’un virus (ou une idéologie mortifère) a pris le contrôle de son corps, de sa tête.
     
    Martin Rouleau (quia tué un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu) était un zombie. Michael Zehaf-Bibeau (qui a tué un militaire à Ottawa) était un zombie. Et Haron Monis (l’auteur de la prise d’otages à Sydney) était un zombie.
     
    Des êtres humains qui ont été infectés par une idéologique funeste. Un jour ils sont comme vous et moi. Et quelques mois plus tard, même leurs proches ne les reconnaissent plus.
     
    Ils ne parlent pas, ils répètent mécaniquement des textes qu’ils ont appris par cœur : Comme si des pirates avaient réussi à hacker leur cerveau par le biais d’un ordinateur.
     
    Vous entrez dans la tête d’un homme, vous détruisez toutes les données qui s’y trouvaient et vous le transformez en robot.
     
    Votre victime, soudain, n’est plus un homme, avec une conscience, un sens critique et une capacité de jugement.
     
    C’est un zombie. Que vous dirigez à distance comme un jouet télécommandé.
     
    CONTRER LE FANATISME
     
    Contre l’Ebola, on peut développer des vaccins.
     
    Mais contre l’intégrisme religieux et le fanatisme idéologique, on fait quoi? On se protège comment?
     
    Je n’ai qu’une réponse : apprendre aux jeunes à douter. À penser par eux-mêmes. À toujours remettre en question ce qu’on leur dit.  À douter de leurs convictions. À confronter leurs opinions. À débattre.
     
    Pas à injurier, comme on le fait malheureusement trop souvent en cette ère de « communication » instantanée. Pas à se contenter d’aligner les insultes jusqu’à ce qu’on arrive à 140 caractères. Pas à crier des slogans, à agiter des pancartes ou à brandir des drapeaux.
     
    Mais débattre, discuter, échanger.
     
    UN POISON HAUTEMENT TOXIQUE
     
    Envisageriez-vous de manipuler le virus Ebola à mains nues? Bien sûr que non, ça ne vous traverserait jamais la tête, vous vous protégeriez! Eh bien, on devrait être aussi prudent avec les virus idéologiques.
     
    Les mosquées, les temples, les églises sont des lieux de recueillement et de méditation, soit. Mais ils peuvent aussi être des nids à virus, des foyers d’infestation.
     
    Quand va-t-on se rendre compte que la religion, injectée à fortes doses dans des esprits faibles, peut être toxique, voire mortelle?
     
    Tout comme on encadre l’utilisation des armes à feu, on devrait aussi encadrer la sacro-sainte liberté de religion.
     
    En abolissant l’exemption d’impôt pour les organismes religieux. En célébrant haut et fort les vertus de la laïcité. Et en surveillant étroitement ce qui se dit dans les lieux de culte.
     
    Rendons Dieu imputable à l’homme!

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    LA BARBARIE  
     
    LE JOURNAL DE QUÉBEC
    LUNDI 15 DÉCEMBRE 2014
    ACTUALITÉS
    OPINIONS — LETTRES
     
    LA BARBARIE
     
    Il y a plus d’un siècle, le sociologue allemand Max Weber proposait l’utilisation du mot « désenchantement » pour dépeindre le monde qui semblait s’esquisser ou se dessiner à l’horizon. Un monde de moins en moins religieux (« Dieu est mort ») pour de nombreuses personnes. Un univers de moins en moins « féérique », de moins en moins édénique, de moins en mois sublime, de moins en moins enchanté.
     
    Les humains sont donc condamnés à la recherche, personnelle et collective, d’un sens et d’une signification.
     
    Actuellement, de nombreux jeunes reçoivent l’appel du djihad. Ils reçoivent aussi l’appel des sectes de toutes sortes, l’appel des « gangs de rue », l’appel du suicide (parfois), l’appel d’une pléthore de drogues qui permettent, pensent certaines personnes, d’oublier la misère, réelle ou présumée, qui permettent aussi de vivre, éventuellement (et illusoirement?), dans un univers intérieur plus enchanté, plus radieux.
     
    Il y a aussi, occasionnellement, des appels à la violence, une violence parfois présentée comme libératrice et essentielle. C’est ce que semblait penser Jean-Paul Sartre, dans les années 60.
     
    Aujourd’hui, avec les médias sociaux, de nombreux appels deviennent viraux et sont susceptibles de recruter des désespérés ou des individus ravis par le fanatisme et la « certitude » blindée.
     
    Pendant au moins vingt ans, j’ai étudié les sectes et j’ai donné beaucoup de cours sur le sujet. Le djihadisme rappelle, en partie du moins les sempiternels appels au sectarisme, à la conviction profonde de détenir la seule vérité et à la violence possible pour défendre la « tribu ».
     
    Le problème est lié au fait que la plupart des Occidentaux ont semblé accepter la torture, l’existence de la prison maudite de Guantanamo et beaucoup d’autres gestes barbares. Le problème est lié au fait qu’au Canada, Stephen Harper n’a rien fait pour Omar Khadr. Le problème et lié au fait que le PM Harper appuie à 100% l’État d’Israël. Les Palestiniens sont, pour lui, du néant absolu.
     
    Quand on regarde sereinement la situation, on peut avoir l’impression que c’est barbarie contre barbarie. Alors, certains jeunes décident de choisir leur camp. Et c’est parfois le camp islamiste.
     
    Il faut ré-enchanter le monde, le nôtre et celui des nombreux adeptes leurrés par un islamisme enragé et intransigeant.
     
    Qui le fera?
     
    Jean-Serge Baribeau

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    L’HÉRITAGE INCONTOURNABLE DES QUÉBÉCOIS
     
     
    LE JOURNAL DE QUÉBEC
    JEUDI 18 DÉCEMBRE 2014
    ACTUALITÉS
    DENISE BOMBARDIER
    denise.bombardier@quebecormedia.com
     
    Plus de soixante ans après la Révolution tranquille, la religion demeure omniprésente dans notre ADN collectif, dans notre histoire. Or, les Québécois n’ont pas encore réussi à aborder cette question avec sérénité. Plusieurs baby-boomers entretiennent une haine viscérale envers l’Église catholique et l’univers religieux en général.
     
    Le Québec arrive difficilement à se laïciser sans heurts et sans confusion. Si bien que l’on retrouve des Québécois militants d’une laïcité intolérante que l’était un certain catholicisme aujourd’hui dépassé. Or, l’Église catholique a perdu l’ensemble des pouvoirs qu’elle a détenus durant des siècles.
     
    LES TRADITIONS ET LE FOLKLORE NE SONT PAS QUE DES TRAITS CULTURELS SUPERFICIELS
     
    Les Québécois d’aujourd’hui dont ceux qui se proclament agnostiques ou athées ont du mal à se définir en fonction de la culture judéo-chrétienne occidentale dans laquelle ils continuent pourtant de baigner. C’est peut-être une des raisons pour laquelle toutes les fêtes du calendrier liturgique qui servent à marquer le temps à travers la planète leur posent problème. Les fêtes juives ou musulmanes rythment la vie de ces communautés, mais le seul calendrier mondial se décline du 1er janvier jusqu’au 31 décembre. Noël est un marqueur même en Inde où je suis, ce qui me permet de découvrir que les hindous écoutent des airs de Noël, feront la pause le 25 décembre et s’offriront des cadeaux.
     
    Chaque année, les symboles qui entourent Noël sont remis en cause. D’abord, par des non-chrétiens qui souhaitent à la fois que l’on mette au rancard la crèche traditionnelle, le sapin et la musique de circonstance. Cependant, ils exigent qu’on leur accorde des accommodements au nom de leurs propres croyances qui heurtent très souvent de plein fouet les valeurs sociales définies au fil de notre propre évolution culturelle.
     
    Les Québécois de souche, sauf des fondamentalistes du multiculturalisme et d’une laïcité mal digérée, vont-ils continuer à se laisser intoxiquer longtemps par cette idée que toutes les fêtes d’inspiration chrétienne, tous les villages, les lacs et rivières et le fleuve Saint-Laurent lui-même, toutes les écoles et les lieux historiques au nom de saints devraient perdre leur appellation religieuse?
     
    L’histoire du bébé Jésus, la crèche au pied du sapin, les cantiques entonnés par des chorales d’enfants, la messe de minuit, tout cela appartient à notre histoire et constitue notre folklore. Si tous ces symboles doivent disparaître afin de « respecter » les islamistes ou toute secte religieuse offensée par le christianisme, que deviendrons-nous dans trente ou quarante ans?
     
    ANCÊTRES
     
    Les traditions et le folklore ne sont pas que des traits culturels superficiels. Noël demeure un lien avec nos ancêtres. Nous sommes les témoins contemporains des familles avec lesquelles nous partageons, parfois à notre insu, une mémoire et un héritage de croyances. Je suis liée à ma grand-mère tant aimée aux côtés de laquelle j’assistais à la messe de minuit. Chaque Noël, je me souviens de cette femme forte qui n’aurait pu souffrir que je la trahisse en refusant de la relayer dans cette fête empreinte de joie et de paix. Je fête Noël parce que je me considère une catholique sociologique. Quel Québécois peut affirmer haut et fort que l’identité québécoise peut renier ces traditions sans trahir une partie de lui-même qu’il a reçue en héritage?

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     CE TEXTE A ÉTÉ TRANSFÉRÉ DE MON EX FORUM. C'EST POURQUOI LA DATE EST DÉPASSÉE. MILLE EXCUSES. 

     

    COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 9 AVRIL 2014
    OPINIONS
     
    EN TOUTE HUMILITÉ
     
    Il y a quelques jours, je suis allée au centre d’achat Donnacona. Je voulais me faire photographier afin d’obtenir mon passeport canadien. Je dois alors me départir de mes bijoux le temps de la photographie.
     
    Le hic, c’est que je porte une petite croix au cou, d’à peine un pouce, à laquelle je suis affectivement et spirituellement attachée. En effet, cette menue croix représente bien humblement ma foi au Christ. Elle est aussi une façon pour moi d’afficher ma foi. Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi les femmes musulmanes peuvent garder leur voile sur ces photos de passeport alors que nous, chrétiens, devons laisser tomber nos petites croix pour ces mêmes photos.
     
    Je comprends bien que ma croix est un bijou et qu’il est interdit d’en porter, mais les sikhs ont obtenu la permission de porter leur poignard, à savoir leur kirpan, dans nos écoles alors que les armes y sont interdites. Où est la justice? Quelqu’un pourrai-t-il m’expliquer de quoi au juste il en retourne? Ma croix est un objet religieux au même titre que le voile ou le kirpan.
     
    Et pourtant, je suis convaincue que les religions devraient aider les gens à s’unir dans le respect plutôt que les diviser. Cela est mon désir le plus sincère.
     
    Anne Godin
    Donnacona

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    ARTICLE PRIS CHEZ  DIEUCECLAIR.CENTERBLOG.NET 

     

    Le Dieu des religions est un leurre ! Un leurre est destiné à tromper celui qui se croit sur la bonne voie ! Aussi doit-il offrir la même ressemblance que ce qu’il imite ! En matière de spiritualité la Bible évoque cette possibilité ! Ainsi Dieu, Jésus, la Vierge et tout ce qui touche l’esprit religieux est exposé à ce risque. A la question qui lui était posée concernant la manière de reconnaître le vrai du faux, Jésus répondit, c’est en voyant le fruit qu’il porte qu’on reconnaît l’arbre ! Pour ce qui me concerne le fruit ne peut être autre que l’harmonie entre les hommes, le respect, l’amour me paraît difficilement prononçable tant l’homme en a déformé le sens ! Tiens parlons-en ! L’amour ! Lui aussi a son leurre ! L’humanité était destinée à vivre comme ces quelques peuplades qui vivent dans des contrées encore vierges de toutes incursions modernistes ! Hélas peu à peu elles disparaissent tant est forte la tentation de ce qu’ils croient la facilité ! Je parle des jeunes ! Ils ne connaissent pas les Lois impitoyables de la société humaine d’aujourd’hui ! Il n’y a d’autre Dieu que celui des dix commandements ! Il n’y a d’autre Jésus que celui qui dit aimez-vous comme je vous ai aimé ! Il n’y a d’autre Dieu que celui auquel nous avons interdit d’agir pour la bonne raison que ce n’est pas en lui que nous croyons mais au leurre ! Ce Dieu là existe ! Je l’ai rencontré ! Je n’aurai jamais pu écrire seul ce qui s’oppose aux croyances humaines et même ce que furent les miennes ! Ange Paul C ; dieucéclair le 27 mars 2014  

     

    COMMENTAIRE DE TEIWAS SUITE À CE POST: 

     

    Dieu n'est pas un leurre; tout est question de définition.Il loin d'être ce concept puéril du vieillard barbu et colérique, vengeur et intolérant




    Dieu est à la fois 1.comme origine : ce qui a créé l'univers manifesté, le point de départ du temps, l'illusion du fini, et 2. comme but : le plus haut état de conscience auquel l'homme peut prétendre accéder.





    1.Dieu est ce qui englobe toute la création, sa source en dehors du temps (la notion d'antériorité n'a de sens que dans un contexte fini, soumis au temps) et
    2.un champ de conscience  permettant de tout comprendre, c'est à dire d'être tout (aspect fusionnel). Dieuest ainsi Cause Première, Architecture primordiale, chaos et vie...
    Nous devons considérer Dieu sous deux angles : par son aspect connaissable, c'est-à-dire accessible aux outils de connaissance de l'homme (corps, sentiments, raison, intuition) et par son aspect inconnaissable, inaccessible à l'homme de part la nature finie et limitée de ce dernier. Ces deux aspects peuvent être aussi évoqués sous l'appellation manifesté et non-manifesté. Lorsque l'homme aura appréhendé tout ce qu'il lui était possible d'appréhender de Dieu, il se heurtera au mur du non-manifesté. Ce choc, cette impasse n'est pas stérile mais l'étape nécessaire à une connaissance directe, sans aucun intermédiaire. L'homme ne comprend plus mais est. Il est devenu Dieu en pleine conscience.
    _________________
    Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle
     

    ***** 

     

    Je pense que ce monsieur parle pour ne rien dire et qu'il se contredit:1. il dit Dieu est un leurre: un leurre est un appât attaché à un hameçon ,donc un un artifice , une amorce pour tromper.Dieu ne trompe pas,se sont les religions organisées qui trompent.2. Le Dieu des 10 commandements n'existe pas, car Dieu n'a jamais commandé: Il a parlé, ce sont des recommandations
    Le Décalogue (en hébreu : עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת) La Bible ne parle pas de « dix commandements » mais de « dix paroles » ʿAsereth had-Diberoth (Ex. 34, 28 ; Deut. 4, 13) traduit dans la version des Septante, par δεκάλογος / dekálogos, d'où vient le mot français Décalogue.

    Ici les Aborigènes font la même chose, ils donnent des conseils  et non pas des interdictions: nous sommes libres de choisir.
     On nous a conseillé de nous aimer et nous avons le choix de le faire ou pas, nous avons reçu une carte de route et nous pouvons décider de la suivre ou de nous perdre,ce qui dans le fond prouve que Dieu n'est pas un leurre, mais LA VERITE

    L'amour du prochain inclut l'amour de D-ieu; l'amour de D-ieu inclut l'amour du prochain. Je dois être saint parce que D-ieu est Saint. Etre Saint signifie être séparé; pour devenir saint, je dois aimer mon prochain. En aimant mon prochain, je manifeste mon amour pour D-ieu.


    L'HISTOIRE DE DEUX AMIS

    Aimer son prochain permet à la Shekhina (Pésence Divine) de rester dans ce monde,
    C'est l'histoire de deux amis unis par une amitié profonde. Mais les guerres et différents évènements avaient séparé, malgré eux, ces deux amis pendant de longues années. Un jour, l'un des deux apprit où vivait son ami. Il décida d'entreprendre le voyage pour lui rendre visite.
    Malheureusement, leurs pays respectifs étaient en guerre. Des rumeurs, concernant le but réel de la venue de cet étranger, commencèrent à se répandre. Rapidement, il fut arrêté et accusé d'espionnage. Il fut jugé coupable et condamné par le roi lui-même à la peine de mort.
    L'homme demanda au roi de lui accorder un dernier souhait.
    " Quel est ton souhait?" lui demanda le roi.
    L'homme répondit qu'il était un important homme d'affaires dans son pays. Sa notoriété lui permettait de conclure ses affaires par une simple poignée de main. En fait, il avait accumulé une petite fortune, mais il avait prêté la majeure partie de cet argent sans contrats. Il demanda au roi de lui permettre un dernier voyage chez lui, pour régler ses affaires et dire au revoir à sa famille. Sinon, le roi non seulement le condamnait à mort, mais condamnait également ses enfants à une vie de pauvreté.
    Le roi ne le crut pas : "comment puis-je être sûr que tu vas revenir? Quelle garantie peux-tu m'offrir?"
    L'homme répondit qu'il avait un très bon ami qui vivait dans cette ville, et qu'il était sûr que cet homme accepterait de prendre sa place dans la cellule des condamnés à mort, jusqu'à son retour. L'ami en question fut convoqué.
    " Prendrais-tu la place de ton ami?" lui demanda-t-il. "Tu es conscient que s'il ne revient pas, c'est ta tête qui roulera sur le sol".
    L'homme accepta. "Après tout," dit-il "à quoi servent les amis?"

    Le roi était curieux de voir si l'homme allait vraiment revenir et lui permit donc de s'en aller en lui précisant que l'exécution aurait lieu dans trente jours. Le jour "J" l'homme n'était toujours pas revenu, alors le roi donna l'ordre à ses gardes d'amener l'ami et de le décapiter. Ils amenèrent l'homme, posèrent sa tête sur la pierre d'exécution, et au moment où la lame allait descendre, on entendit un murmure venant de la foule. Le bourreau reçut l'ordre d'attendre. L'homme était enfin de retour.
    Il se dirigea avec courage vers le bourreau, saisit l'épée et dit : "Je suis là et prêt à accepter mon destin".
    Son ami se leva, saisit à son tour l'épée et dit : "Tu es en retard, tu devais revenir ce matin. Puisque tu n'es pas revenu comme prévu, c'est moi qui dois être exécuté".
    L'ami répondit : "Mais c'est moi qui suis accusé d'espionnage, c'est moi qui suis condamné à mort".
    Le roi assistait à la dispute et fit taire les deux hommes : "Aucun de vous deux ne mourra, mais à une condition".
    Les deux amis regardèrent le roi et lui dirent : "Quelle est cette condition?"
    Le roi répondit :"Que je puisse devenir votre troisième ami".

    Le yalkout Méam Loez rapporte cette histoire pour nous enseigner le sens du verset "tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis L'Eternel". Le message de cette histoire est profond : si un homme est capable d'aimer sincèrement son prochain, D-ieu promet en retour d'aimer ces deux personnes et d'être leur partenaire à jamais, leur troisième ami.
    _________________
    Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle

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    DÉSOLÉE SI LA DATE DE CES TEXTES SONT DÉPASSÉES. CES TEXTES ONT ÉTÉ TRANSFÉRÉS DE MON EX FORUM SPIRITUEL-RELIGIEUX

     

    YVON DUBUC a écrit:


    leSoleil, samedi 21 septembre 2013

    CARREFOUR DES LECTEURS

    NOTRE RÉTICENCE À L’ISLAM

    La Charte des valeurs (non pas des malheurs) du Québec tente de dégager une voie d’entente entre tous les immigrants et les Québécois vivant au Québec. L’immigrant qui arrive au Québec apporte sa culture et sa religion. Généralement, les Québécois s’accommodent bien avec les nouvelles cultures et tirent profit des cultures asiatiques, africaines, européennes, arabes, etc. Du côté des croyances, les Québécois acceptent généralement bien celles de l’hindouisme, du bouddhisme, du judaïsme, mais, avec l’islam, les Québécois sont parfois et même souvent réticents. Pourquoi? Parce que des pratiquants islamiques sont d’un autoritarisme absolu, prônent une soumission aveugle à Allah, montrent une rigidité étouffante, prônent la soumission de la femme, portent un habillement qui suscite la méfiance, la cachotterie. Ces pratiquants présentent Allah comme un mur froid, solide, impénétrable. Si je remets en question leur présentation de l’Islam, je suis considéré comme « un mécréant » et le dialogue en souffre. Remarquez que ces attitudes peuvent se retrouver partout. Alors, est-ce possible que les religions se mettent ensemble pour un aggiornamento oecuménique? – Yvon Dubuc, Québec

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    Merci à jessleo.centerblog.net pour cette belle barre de séparation.

     


    SI LA DATE DU TEXTE VOUS PARAÎT DÉPASSÉE, C'EST QUE CE TEXTE A ÉTÉ TRANSFÉRÉ DE MON EX FORUM SPIRITUEL-RELIGIEUX.

    leSoleil, dimanche 6 octobre 2013

    CARREFOUR DES LECTEURS


    ROBERT BERTHIAUME a écrit:

    LE DÉCALOGUE DE MOÏSE

    Il y a quelques années, lorsqu’elle était ministre de l’Éducation, Pauline Marois a sorti la religion des écoles, dont les 10 commandements que Dieu donna à Moïse sur le mont Sinaï. Elle doit présentement s’en mordre les pouces à partir de ce que les médias lui font voir et entendre au sujet de l’affaire Boisclair-Duchesneau. Si le huitième commandement — qui interdit la médisance, la calomnie et le mensonge — était toujours bien enseigné dans les écoles, peut-être serait-il mieux observé dans la société. Peut-être aussi serions-nous épargnés des accusations vicieuses amalgamées aux insinuations tout aussi condamnables qui affligent tout le monde. À la suite d’un examen que vous ne manquerez pas de faire pour votre propre compte, je vous demande respectueusement, Madame la Première Ministre, d’exiger que votre ministre Bernard Drainville incluse les 10 commandements de Dieu dans la charte qu’il est en train de bricoler dans le silence de votre cabinet. Rappelez-lui, au besoin, que les grandes civilisations occidentales ont fait un bon bout de chemin durant des millénaires en s’inspirant du Décalogue. — Robert Berthiaume, Québec

     

     


    RITA GAGNÉ a écrit:

    RÉFLEXIONS ET SOUVENIRS!

    Le débat sur la laïcité et les valeurs dites québécoises m’interpelle en même temps qu’il réveille de nombreux souvenirs. Gravité et humour! Religieuse depuis 55 ans, j’ai été au cœur de la Révolution tranquille qui m’a amenée, bon gré mal gré, à vivre de nombreux passages. Passer du privé au public, perdre édifice et uniforme pour trouver maisons et vêtements toujours en retard sur la mode, me recycler pour une nouvelle mission. Apprendre à mes dépens à transformer des pertes en offrandes. Et ce n’est pas encore fini. Parmi les souvenirs : les changements de costume des années 60. Quel dépaysement! Nos beaux voiles emportés par le vent! Nos longues robes noires, modifiées d’abord, puis rangées. Pour certaines, ce fut facile; pour d’autres, encore douloureux! Comme disait notre supérieure générale, nouvellement nommée, si nous allons vers cela, ne perdons pas de temps à couper un pouce par année, allons-y! Et maman si contente de retrouver « sa fille »! Quand je regarde certaines réactions actuelles, je me revois, avec humour, au temps où je prenais le train, marchais dans les rues, fréquentais les campus d’université en plein été avec mon imposant costume. Que de quolibets j’entendais et je passais outre, parfois gênée. Dans le train, les hommes ivres me trouvaient et me harcelaient. Dans les rues, je me faisais parfois dire « pisseuse ». Certains imitaient les corneilles ou les pingouins; quelqu’un a même tiré sur mon voile en passant. C’est vrai qu’à d’autres personnes, ça donnait confiance pour venir partager leur peine et demander des prières. Mon voile, avec le reste, était un signe qui, d’une certaine façon, voilait celle que j’étais sous le voile. Et celle que je suis encore. C’était comme quelque chose entre l’autre et moi. Une démarcation qui favorisait certaines rencontres et en éloignait d’autres. Moi qui désire les rencontres tout simplement, à mains nues! Aux études à Ottawa en 1968, je suis allée acheter mon billet pour voyager à Noël. Bien emmitouflée : tuque et pantalon. La transaction terminée, surprise d’entendre le commis dire : « Bon voyage, ma sœur! » je luis demande qui lui a dit cela. Il répond : « Ah! Ça paraît! » Je n’avais pu « voiler » que mon identité de religieuse faisait partie de moi. Même ma petite croix était habillée! J’avoue cependant que, hospitalisée, je ne m’offusque pas trop d’un voile, bien rare, alors que j’éprouve quelques difficultés avec certains « dévoilements », rares aussi, peu respectueux des malades à mon humble point de vue, et pas toujours signe évident d’une égalité homme-femme que je souhaite tant! J’ai sûrement encore des passages à vivre! — Rita Gagné, Ordre de Sainte-Ursule, Gaspé

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    COURRIER  DE PORTNEUF

    Mercredi 11 mai 2016

     

    BILLET

    ROBERT JASMIN

     

    UNE FOI CRIMINELLE

     

    Le combat pour la laïcité et l’humanisme sera toujours à l’ordre du jour car l’obscurantisme et le prosélytisme religieux ne semblent pas nous en laisser le choix. Un article récent du quotidien londonien The Guardian nous en présente un exemple éloquent et celui-ci ne vient pas du Moyen-Orient comme certains seraient spontanément portés à le croire. Il nous vient de nos voisins du Sud et il implique une famille chrétienne.

     

    L’article commence en relatant les mots d’une jeune fille de 20 ans dont les poumons ont été endommagés par une maladie et qui s’exprime grâce à un respirateur. Le journaliste lui demande : « Vous voulez vraiment poursuivre vos parents en justice? » La jeune fille répond : « Oui, parce qu’ils le méritent! » Et après une courte pause, elle ajoute : « Et puis, ça pourrait éviter que d’autres fassent ce qu’ils m’ont fait ».

     

    Mariah, c’est son nom, souffre d’une grave hypertension pulmonaire. Elle devra se soumettre à une opération risquée qui implique une greffe de cœur et de poumons. Ce calvaire lui aurait été épargné si on lui avait colmaté un petit trou congénital qu’elle avait au cœur dans sa tendre enfance. Ses parents, des fondamentalistes chrétiens, croyaient que la maladie pouvait être vaincue par la force de la prière. Si ces gens avaient habité l’État voisin de l’Oregon, ils auraient été jetés en prison pour négligence criminelle. Mais ils  habitaient l’Idaho, un État qui protège les gens de poursuites pour homicide involontaire si les actes reprochés sont fondés sur des convictions religieuses. Dans une localité où les adeptes d’un groupe pentecôtiste sont nombreux, le cimetière contient dix fois plus de tombes d’enfants morts en très bas âge que ce qu’on trouve dans d’autres villes. Cinq autres États protègent les croyants infanticides.

     

    Mariah et sa sœur tentent maintenant de faire intervenir un tribunal fédéral pour que leurs parents répondent de leurs actes criminels. Nous sommes ici devant un autre exemple de mainmise de la religion sur la société civile. Une autre illustration de ce faux principe de tolérance envers des croyances qui, dans la réalité, bafouent allègrement les droits fondamentaux au point, dans certains cas, de nier le droit à la vie des enfants. Des enfants qu’on a embrigadés malgré eux dans un univers mortifère. On protège les enfants contre les abus sexuels. N’est-il pas temps de se pencher sur les agressions intellectuelles maquillées en propagation de la foi?

     

    Robert Jasmin est juriste, sociologue, écrivain et conférencier.

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    JOCELYN MACLURE a écrit:


    POINT DE VUE Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval*

    LE SENS DE LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE

    L’argument central de ceux qui défendent l’interdiction du port de signes religieux visibles par les employés des secteurs public et parapublic est que la neutralité religieuse de l’État l’exige. J’ai déjà soutenu que ce qui compte est que les normes publiques communes et les décisions des agents de l’État soient neutres et impartiales et non pas leur apparence.

    L’argument complémentaire des défenseurs de l’interdiction générale consiste à affirmer qu’il est tout à fait raisonnable de demander aux personnes religieuses de se départir de leur signe religieux lorsqu’elles sont en fonction. Elles demeurent libres de pratiquer leur religion dans leur vie privée et associative, mais leur devoir de réserve au travail exigerait qu’ils remisent leur symbole de prédilection. Le ministre Drainville répète ce point de vue sur toutes les tribunes.

    Cette perspective présuppose que d’exiger d’un croyant qu’il se départisse de son signe religieux lorsqu’il est en fonction est de lui demander un sacrifice raisonnable, de la même façon qu’il est raisonnable de demander à un fonctionnaire de retirer son épinglette politique au travail. Cette vision est ancrée dans un rapport particulier à la religion, profondément marqué par le schisme au sein de la chrétienté et la critique protestante du catholicisme. Je simplifie : abandonnons les rituels qui font diversion et recentrons l’expérience de la foi sur la quête spirituelle. Les symboles religieux sont au mieux accessoires, au pire des superstitions inutiles.

    Je comprends l’attrait de cette vision : si j’étais croyant, je considérerais sans doute que la foi est d’abord et avant tout une quête spirituelle et une recherche personnelle de transcendance. Ce mode de religiosité s’harmonise plus facilement avec le principe de l’autonomie ou du libre usage de notre raison.

    Pourtant, les témoignages abondent de croyants nous expliquant que de se départir de leurs signes religieux lorsqu’ils sont au travail n’est tout simplement pas une option. Pensons à cet urgentologue sikh qui disait qu’il n’aurait d’autre choix que de démissionner si on le contraignait à retirer son turban. Des hommes portant la kippa et des femmes portant le hijab ont dit la même chose. Ils auraient le sentiment de s trahir s’ils retiraient leur couvre-chef. Des catholiques ont peut-être encore ce rapport avec la croix. Demander à une personne religieuse de ne pas respecter un code vestimentaire jugé essentiel pendant  qu’elle est au travail équivaut à demander à une personne qui est végétarienne de mettre ses convictions éthiques entre parenthèses de 9 à 5.

    Pour des millions de croyants à travers le monde, la religion est autant un système de croyances qu’un mode de vie constitué de gestes, de pratiques et de symboles qui permettent de mieux vivre la foi; les croyances et les pratiques sont indissociables.

    Serait-il excessif de demander au ministre Drainville et aux partisans de l’interdiction de prendre un peu de recul et de considérer la possibilité que nous sommes en train d’imposer une façon de croire parmi d’autres, une forme de « rectitude religieuse »? L’acceptation d’un seul mode de religiosité légitime impliquerait une compréhension bien pauvre de la liberté de conscience. Bien vivre ensemble dans une société diversifiée exige non seulement d’accepter la diversité religieuse, mais aussi la pluralité des formes d’expérience religieuse. C’est varia, des personnes religieuses pratiquantes ne considèrent pas toutes être tenues de porter un signe religieux. Et alors? La finalité de la liberté de conscience et de religion est de nous permettre à tous de déterminer par nous-mêmes, dans les limites du raisonnable, quel est notre rapport à la religion.

    * L’auteur a publié, avec Charles Taylor, Laïcité et liberté de conscience (Boréal, 2010)

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