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    Cadeau d’insultes

    Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.

    Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

    Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

    Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

    Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues - y compris à ses ancêtres.

    Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

    Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :

    - Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?

    - Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? demanda le samouraï.

    - A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.

    - Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur.



    Source : http://www.cheztom.com/beaux-textes-cadeaux-d-insultes-article26.html

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    Quand Notre-Seigneur Jésus passait par les chemins, il mettait les oiseaux en joie.

    Sitôt qu’ils apercevaient sa robe blanche, ils arrivaient en troupes ; les uns se posaient sur les branches des haies, et l’on eût dit qu’elles avaient fleuri ; d’autres trottaient dans la poussière que ses pieds avaient touchée ; d’autres planaient en l’air, et faisaient de l’ombre au-dessus de lui. Ceux qui savaient chanter n’y manquaient pas. Ceux qui n’avaient pas de voix montraient du moins leurs plumes. Tous disaient à leur façon :

    « Merci, Seigneur, pour le vêtement, pour la voix, pour la couleur, pour le grain, pour la feuille qui nous cache ; merci pour la vie et merci pour nos ailes ! »

    Lui souriait, les bénissait, et ils s’en allaient.

    Les mères couveuses elles-mêmes n’hésitaient pas à quitter le nid, devinant que, pour cette fois, les oeufs n’auraient point à souffrir. Elles venaient, silencieuses, et repartaient vite.

    Un jour cependant, sur un talus de Galilée, deux s’attardèrent, tristes parmi les autres joyeux. C’était l’époque où l’épine noire est en fleur et l’aubépine encore verte. Jésus vit une souffrance et s’arrêta. Il comprit ce que les oiseaux ne savent pas dire :

    « Maître, nous avons fait notre nid, confiants, au bas d’un arbre. Il y avait deux oeufs déjà. Les grandes eaux sont survenues, et ont emporté la maison. »

    Lui, leva la main, et dit si doucement que c’était une plainte encore mieux qu’un ordre :

    « Recommencez, mes petits ! »

    Les chardonnerets bâtirent un nouveau nid, tout en haut d’un chêne, de peur des grandes eaux. Il fallut du temps. Le crin, la laine, la plume, dont se composent les nids de chardonnerets, avaient été employés jusqu’au dernier brin par les premiers constructeurs, les heureux, ceux qu’on entendait chanter tout autour. Et voilà qu’au moment où la maison s’achevait, ronde, ouverte droit vers le ciel et balancée au vent, un orage éclata, si violent, si plein de grêle, que tout fut renversé.

    Les deux chardonnerets se mirent à la recherche du Maître. Ils n’étaient point comme nous, qui nous plaignons toujours.

    Ils voulaient seulement savoir si aucun espoir ne leur restait d’avoir, cette année-là, une famille à élever, et pourquoi deux couvées n’avaient pas réussi. La saison était avancée. Tous les petits, déjà drus, voletaient et commençaient à ressembler aux parents. Le soleil, à midi, chauffait comme le four d’une métairie. Et, de plus, le Seigneur avait continué sa route, prêchant les hommes, et il devait être loin.

    Longtemps ils le cherchèrent n’ayant point de renseignements, ni aucune manière d’en demander. Seulement quand ils apercevaient, dans un village, une femme qui pleurait, un enfant malade, ou un aveugle, ou même une figure chagrine, ils se disaient : « Le Seigneur Jésus n’est pas là » et ils continuaient leur route. Cela leur arrivait souvent. Enfin, vers l’été finissant, ils entrèrent dans un bourg où il y avait une grande animation. Les enfants portaient des rameaux, les hommes raisonnaient entre eux, disant :

    « C’est pourtant vrai qu’il a ressuscité la fille de Jaïre ; nous l’avons vue marcher, pleine de vie. »

    Des jeunes filles pleuraient de joie en quittant leurs voiles de deuil. Les deux chardonnerets, sur une branche avançante, à la sortie du village, attendirent Jésus, et, comme la nuit commençait à venir, il passa et les reconnut.

    « Petits, dit-il, rien n’est perdu. Recommencez encore. Vous mettrez le nid au milieu de l’arbre, ni trop bas, de crainte des grandes eaux, ni trop haut, car vous n’êtes pas de force à lutter contre l’orage. Allez en paix ! »

    Autour de lui, plusieurs hommes étaient groupés. En l’entendant parler, l’un se prit à dire :

    « Vous ordonnez aux oiseaux de bâtir un nid, Maître, et l’hiver approche !

    – Avant que les matériaux ne soient réunis, dit l’autre, les arbres n’auront plus de feuilles !

    – La gelée tuera la mère sur les oeufs, dit un troisième, et même s’ils venaient à s’élever, les petits, sur la terre glacée, ne trouveraient plus de nourriture. »

    Mais Celui qui, au milieu d’eux, paraissait comme un prince, regarda tristement les hommes, sourit aux deux oiseaux, et dit :

    « Le printemps m’obéit, allez en assurance ! »

    Et les deux chardonnerets, dans la nuit, s’envolèrent. Sans arrêt et sans fatigue, d’un seul trait de vol ils revinrent au pays où deux fois déjà leur couvée avait péri. Les cavales avaient été mises en pâturage tout l’été, et ils trouvèrent du crin en abondance ; les brebis avaient accroché leur toison aux épines, et ils ne manquèrent pas de laine ; beaucoup de plumes inutiles tremblaient à la surface des abreuvoirs, et ils choisirent les plus duvetées. Le nid fut vite fait. La mère pondit six oeufs, et se mit à les couver.

    On vit alors une chose bien étonnante. Tandis que les arbres se dépouillaient partout, celui qui portait le nid, et les voisins, jusqu’à distance d’un moyen champ, gardèrent leurs feuilles. Pour cet espace béni, le ciel demeura pur. Les nuages se tordaient autour et laissaient une grande déchirure bleue, par où tombaient la lumière et la chaleur sur la couveuse immobile. Le vent s’attiédissait en passant la limite que Dieu avait marquée. Cela dura le temps voulu. Six chardonnerets nouveaux sortirent des six coquilles. Ils virent, comme tous les autres de leur espèce, en ouvrant les yeux, que la terre était belle, prirent les premières plumes, s’essayèrent à voler... Ce fut seulement quand ils eurent toutes leurs ailes que les feuilles jaunirent et que les petits s’aperçurent que l’hiver avait depuis longtemps dépouillé le sol, à cent mètres du nid.

    « Vous comprenez, mes enfants, ajoutait bonne Perrette, que si le Seigneur Jésus a fait un printemps pour des chardonnerets dont la couvée était en retard, il ferait bien davantage pour vous si vous le lui demandiez. Mais rien n’aurait eu lieu si le père et la mère n’avaient recommencé leur nid jusqu’à trois fois, et c’est ce qu’il faut savoir. »

    René BAZIN, Contes de bonne Perrette.


    _________________
    Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers.Marc-Aurèle

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  • CE TEXTE A ÉTÉ TRANSFÉRÉ DE MON BLOG DE CRÉATIONS JUSQU'ICI.

     

    Résultats de recherche d'images pour « bouddha »

    Les Éditions Ariane
     
    UN ENSEIGNEMENT PRÉCIEUX DE BOUDDHA


    Bouddha méditait dans la forêt en compagnie de ses disciples. Soudain, l’un de ses détracteurs spirituels qui le détestait, s’approcha. Profitant du moment d'intense concentration de Bouddha, il se mit à l’insulter, lui cracha dessus et lui lança des poignées de terre.


    Immédiatement, Bouddha émergea de sa méditation et, avec un sourire placide, il enveloppa l’agresseur de compassion. Par contre, ses disciples réagirent violemment. Ils agrippèrent l’homme, brandirent pierres et bâtons en attendant l’ordre du Maître de le châtier.


    Bouddha, percevant la situation dans son ensemble, ordonna à ses disciples de lâcher l’homme, puis lui parla avec douceur et conviction:
    - Voyez ce que vous avez provoqué en nous. Comme un miroir, vous nous avez montré notre vrai visage. Dorénavant, je vous prie de venir tous les jours pour éprouver notre vérité ou notre hypocrisie. Vous avez vu qu’en un instant, je vous ai rempli d’amour. Par contre, ces hommes qui depuis des années me suivent partout en méditant et priant, ont démontré ne pas avoir compris ni la vie, ni le processus de l’Unité. Ils ont réagi avec une agression similaire à la vôtre et même supérieure.


    Revenez chaque fois que vous le désirez, vous êtes mon invité d’honneur. Toute insulte de votre part sera bien reçue à titre de stimulation pour vérifier si notre vibration est élevée ou s’il s’agit simplement d’une tromperie du mental. C’est ainsi que l’on peut voir l’Unité en tout.


    Pleins de honte, les disciples ainsi que l’homme, se retirèrent rapidement de la présence du Maître car ils se sentaient coupables. Chacun percevait la leçon de grandeur du Bouddha et tentait d’échapper à son regard.


    Le lendemain matin, l’agresseur se présenta devant Bouddha, se prosterna à ses pieds et lui dit avec une voix pleine d’émotion :
    - Je n’ai pas pu dormir de toute la nuit ! Ma faute est si grande ! Je vous supplie de me pardonner et de m’accepter auprès de vous !
     
    Souriant, Bouddha lui dit:
    - Dès maintenant, vous êtes libre de rester avec nous, mais je ne peux pas vous pardonner.
     
    Contrit, l’homme le supplia de l’excuser en tant que Maître de la compassion.
     
    Bouddha répondit :
    - Pour que quelqu’un pardonne, il doit avoir un ego très blessé. L’ego est la croyance erronée d’être de la personnalité. Seul l’ego blessé peut pardonner. Ainsi, après avoir haï ou senti de la rancune, on passe à un niveau plus avancé, mais incluant un piège. C’est le besoin de se sentir spirituellement supérieur à celui dont la bassesse nous a blessés. Seul celui qui continue de voir la dualité et se considère très sage, pardonne à l’ignorant qui lui a causé une blessure. Ceci n’est pas mon cas. Je vous vois comme une âme avec des affinités, mais je ne me sens pas supérieur. Je ne perçois pas que vous m’ayez blessé. Je n’ai que de l’amour au cœur envers vous. Je ne peux pas vous pardonner, je ne fais que vous aimer.


    Qui aime n’a plus besoin de pardonner.


    L’homme ne put cacher un certain désappointement, car les paroles du Bouddha étaient trop profondes pour être assimilées par un esprit encore plein de turbulences et de passions. Face à ce manque de perspective, le Bouddha ajouta avec une infinie compréhension :
    - Je perçois ce qui vous préoccupe et nous allons le résoudre.


    Pour pardonner, nous savons donc que nous avons besoin de quelqu’un disposé à pardonner. Allons voir mes disciples. Dans leur orgueil, ils sont encore pleins de rancune et ils vont beaucoup apprécier que vous leur demandiez pardon. Dans leur ignorance, ils se sentiront si magnanimes et si puissants de vous octroyer leur pardon ! Vous même vous vous sentirez content et en paix de recevoir ce pardon ! Cela réconfortera votre ego qui se sent coupable. Ainsi, tout le monde sera satisfait et nous continuerons de méditer dans la forêt comme si de rien n’était.


    Et il en fut ainsi!




     
     
    * * *
    LIVRE RECOMMANDÉ
    Le grand potentiel humain : Marcher dans sa Lumière
    http://bit.ly/PQ11tl
    La Terre représente une expérience remarquable où fut déposé du matériel génétique en provenance de milliers de mondes, incluant toutes les expériences émotionnelles de toutes les espèces. C’est à partir de cet éventail émotionnel si vaste que vous percevez votre réalité. Et c’était justement l’espoir, quand cette grande aventure a été créée, que cet éventail permette des potentiels nouveaux et uniques. Sachez qu’il existe des lignes de temps où cette expérience ne réussit pas, mais avec vous, c’est-à-dire la version avec laquelle nous communiquons, elle réussit, car vous vivez bel et
    bien le processus ascensionnel.
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  •  Résultats de recherche d'images pour « le dilemme de Dieu »

     

     

     

     

     

    LE DILEMME DE DIEU

    La solitude ne convient généralement pas aux créatures de ton père.
    Mais lui, sa solitude qui en parle et pose le problème?
    Alors pour lui, toi et les autres, voilà un moment pour y penser:
    DIEU et «AIME»?

    Un jour Dieu en eut marre
    De cette solitude
    et de ses habitudes
    Qui le faisait ringard.

    Du coup il décida
    De se faire connaître
    à tous ces pauvres êtres,
    Qu'il regardait en bas.

    Alors fut le problème,
    Comment faire le bon choix?
    pour promulguer sa LOI.
    Comment leur dire: «AIME «?

    Il y avait partout
    Des étoiles qui filaient,
    ce monde qu'il avait fait,
    Tenait à peine debout.

    Ca se télescopait
    Le temps n'existait pas.
    Lui-même dans tout ça?
    La question se posait.

    Qu'y avait-il avant
    Que je prenne naissance?
    Mais ça n'a pas de sens…
    Je n'ai pas mon pendant.

    Il lui aura fallu
    Quelques milliards d'années,
    pour un jour décider:
    Ce sera la Terre l'Élue.

    Mais là autre problème,
    De toutes ces tribus,
    qui erraient sans vrai but,
    A laquelle dire «AIME «?

    Ceux qui dressaient des pierres,
    Phallus démentiels
    dirigés vers le ciel?
    Mais ça c'était hier.

    Après mûres réflexions,
    D'Assyrie aux Mayas,
    de Kheops à Nazca,
    Il s'arrête à Sion.

    Il décide, c'est son choix,
    Aux tribus d'Israël
    de remettre du ciel,
    Les Tables de la LOI.

    Aujourd'hui Dieu regarde
    Ce que ça a donné,
    force est de constater
    Il n'y avait pris garde,

    Que partout est la haine
    On s'étripe, on se tue,
    faire pire on n'aurait pu!
    Comment leur dire «AIME»?

    Il regarde un peu mieux:
    Ils ont ces imprudents,
    créé un Dieu-Argent,
    Qui lui n'a rien de pieux.

    Je n'avais que Jésus
    Ils me l'ont lapidé,
    sur la croix embroché,
    Pour prendre le dessus.

    Avec ce Mahomet
    Ils ont créé l'Islam,
    croyant sauver leur âme,
    Pas plus ça n'a marché.

    Ces pauvres imbéciles
    A se multiplier,
    se tuer, s'exterminer,
    Ne font plus rien d'utile.

    Et pour la troisième fois,
    Sans doute la dernière,
    il fait une prière,
    Dois-je retirer ma LOI?

    La déposer ailleurs,
    Dans une constellation
    où il y a des Bons,
    Qui ignorent les peurs?

    Alors Dieu dans la peine
    Ne peut que répéter,
    mais va-t-il se lasser?:
    Aime Aime Aime...Aime Aime Aime…

    Aime Aime Aime….Aime Aime Aime…
    Dieu comme un Lama?
    Où?
    Un Lama comme un Dieu?

    MALRAUX avait prévenu:
    Le 21ème siècle sera religieux ou il ne sera pas.
    Alors crois-moi, si tu ne reviens pas
    le siècle est foutu nous sommes tous perdus
    Dieu va se retirer, sans sur ses lauriers pouvoir se reposer.
    AMEN ne rime pas avec AIME

    Drius (chef celte d'il y a déjà quelques siècles)

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  •  
    Un jour, un homme rencontre une fée sur le bord du chemin.
    Sans qu'il lui demanda rien, cette dernière lui propose d’exaucer trois de ses souhaits.
    L’homme réfléchit et dit :
    « En guise de premier vœu, j'aimerais avoir toute l’intelligence et la sagesse nécessaires pour choisir avec discernement mes deux prochains vœux.
    - Très bien, dit la fée en agitant sa baguette magique, tu es exaucé ! Maintenant que souhaites-tu ?
    - Plus rien, dit l’homme.
    Et il passe son chemin...
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  •  

     

      Il était une fois un garçon avec un sale caractère.

    Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un.

    Le premier jour il en planta 37 dans la barrière.

    Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour : il avait découvert que c'était plus facile de se contrôler que de planter des clous.

    Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et il lui dit que pour ce jour il n'avait planté aucun clou.

    Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience.

    Les jours passèrent et finalement le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière.

    Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit :

    "Mon fils, tu t'es bien comporté mais regarde tous les
    trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais comme avant."

    Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de blessant, tu lui laisses une blessure comme celle là.

    Tu peux planter un couteau dans un homme et après lui retirer, mais il restera toujours une blessure. Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique.

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  •  

     
     

        Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.

    Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l'allée qui conduisait à la maison, il s'arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.

    Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.

    Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.

    "C'est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n'ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin".

    "Ce qu'il y a de plus drôle", il sourit, "c'est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

     

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  •  




    Est-ce vraiment la faute des femmes?
    Mon père est un homme courageux.

    Il s'est littéralement usé au travail.
    Il n'est aujourd'hui plus que l'ombre
    de l'homme fort qu'il a été.
    C'est un ouvrier fier de l'être.

    Et moi j'en suis fier.

    Christelle et moi lui avons
    dernièrement offert une de ces
    fameuses machines à café "Senseo".
    Vous savez, celles qui font de la
    mousse de lait et toute une série
    d'autres choses.

    Bref.

    Hier, Christelle et moi avons rendu
    visite à mon père pour goûter à ce
    fameux café.

    C'était vraiment une conversation
    banale.

    "Il fait froid"
    "Oui, mais ils annoncent le dégel"
    "C'est bon pour les plantes, ça a tué
    les microbes."

    Etc etc.

    Et puis tout d'un coup, la conversation
    a complètement dégénéré.

    Nous avons abordé un sujet sensible.

    La problématique de l'emploi.

    Aie aie aie.

    C'était une conversation animée, vous
    pouvez me croire...

    Surtout lorsque mon père a dit:
    "Moi j'ai connu le plein emploi! On
    changeait de patron pour quelques
    centimes de l'heure en plus. Ça c'était
    le bon temps!

    Les problèmes ont commencé lorsque
    les femmes ont voulu travailler.
    C'est à cause des femmes tout ça!
    Avant, il y avait du travail pour tout le
    monde."

    Ouille ouille ouille...

    Je ne vous dis pas ma tête.

    Et encore moins celle de Christelle qui
    était à côté de moi...

    Inutile de vous dire que nous ne
    sommes pas parvenus à nous mettre
    d'accord...

    Rassurez-vous, nous ne nous sommes
    pas disputés, loin de là, mais la
    conversation était très chahutée .

    La conclusion de mon père a été la
    suivante:

    "Tout ça, c'est à cause des patrons.
    À cause des riches qui deviennent
    toujours plus riches et surtout à cause
    des politiciens.

    Regarde la Ministre en France là,
    Rachida Dati, elle a fait du tort aux
    travailleurs en recommençant
    à travailler aussi vite!"

    Moi: "Comment ça?!"

    "Ben oui! Normalement les femmes ont
    droit à 11 semaines de congé de
    maternité. De quel droit est-ce qu'elle
    recommence à travailler après 4-5
    jours elle? Après une césarienne en
    plus!

    Elle a fait du tort aux travailleurs car
    maintenant les patrons vont pouvoir
    dire aux jeunes mamans qu'elles
    doivent reprendre le travail plus tôt."

    J'ai beaucoup réfléchi à cette
    conversation.

    Vraiment.

    Mon père a 3 enfants.

    Il a essayé de leurs transmettre les
    mêmes valeurs.

    Pourtant, Alexis, Amandine et moi
    sommes fort différents et nos vies
    professionnelles ou privées ne
    sont pas du tout les mêmes.

    Idem en ce qui concerne notre façon
    de raisonner.

    Alors voici la question que je me pose:
    Est-ce que les politiciens peuvent
    avoir plus d'influence sur nos vies que
    nos parents qui ont presque passé deux
    décennies à nos côtés au quotidien?

    Est-ce vraiment la faute des riches tout
    ça?

    Est-ce la faute de la Chine et de l'Inde?

    Ne sommes-nous pas les seuls maîtres
    de nos vies?

    Ne sommes-nous pas au gouvernail?

    Ne sommes-nous pas les responsables
    de nos décisions?

    Moi je le pense. Mon père non.

    Et vous, qu'en pensez-
    vous?

    JeanPhilippe

    PS: n'hésitez pas à transmettre ce mail
    à vos amis pour voir ce qu'ils en pensent...

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  • Le garçon qui pêchait sur le terrain de pétanque

    Enfant, la majeure partie de mes
    congés scolaires se déroulait au
    camping.

    Mes parents ainsi que mes grands-
    parents y possédaient une caravane.

    Une "résidentielle" s'il vous plaît!
    C'était dans les Ardennes belges, au
    bord d'une rivière: l'Ourthe.

    Le camping s'appelait 'Le Riviera '...

    Il y avait des tas de pêcheurs au camp.

    J'allais souvent les voir.

    Parfois même ils me prêtaient une
    canne.

    Je restais là, observant ma ligne, ne
    comprenant absolument pas comment
    pouvait s'attraper un poisson qu'on ne
    voyait même pas.

    Et un jour, j'ai fait la connaissance de
    René.

    C'était un beau soir d'été. Le soleil se
    couchait, tout devenait rougeâtre, la
    chaleur du jour laissait place à une
    agréable tiédeur.

    Il était là,les pieds dans l'eau, le buste
    légèrement en avant dans sa posture
    caractéristique.

    Et il faisait des gestes que je trouvais
    somptueux.

    'Woushhhhh!'... 'Woushhhhh!'...
    'Woushhhh!'...

    René pêchait à la mouche.

    Il faut vous imaginez la scène.

    C'était littéralement féerique.

    Je me suis approché de lui
    silencieusement et l'ai longuement
    observé.

    On aurait dit qu'il n'entendait rien, ne
    voyait rien hormis la rivière. Il
    semblait tellement concentré que je me
    faisais encore plus petit.

    J'étais fasciné.

    René pêchait des poissons qu'on
    pouvait voir !

    Il lui suffisait de lancer la mouche à un
    endroit où un poisson était venu gober
    précédemment et hop! c'était une
    nouvelle prise...

    Lorsqu'il eut replié son matériel, je l'ai
    supplié de m'apprendre à pêcher
    comme lui.

    Ce qu'il accepta.

    Plus tard, René m'a expliqué que son
    frère et lui avaient déjà participé à des
    championnats du monde de pêche à la
    mouche.

    C'était donc un merveilleux professeur.
    Mais l'enfant de 8 ans que j'étais ne
    parvenait pas à comprendre quelque
    chose.

    René me faisait travailler mon lancer
    de mouche sans mouche sur le terrain
    de pétanque!

    Durant toute la journée, pendant des
    jours et des jours, René me força à
    apprendre les bons gestes avec une
    vieille canne et une non moins vieille
    soie.

    Les gens du camping se moquaient de
    moi.

    Ils me demandaient ce que je comptais
    attraper.

    Si je préférais tirer ou pointer.

    Si je visais la boule ou le cochonnet.
    Sans oublier le fameux: "Et alors? Ca
    mord? AHAHAHAH"...

    Un jour pourtant, René me dit que
    j'étais prêt à aller en rivière.

    Lorsque nous fûmes au bord de l'eau il
    me donna enfin l'explication.
    Il voulait que le lancer de la mouche
    soit devenu un geste auquel je ne
    pensais pas pendant que je pêchais. Il
    voulait que ce soit devenu un geste
    naturel dont l'exécution ne
    nécessiterait aucun effort.

    "Tu pourras ainsi te concentrer sur le
    poisson".

    Il y a une intéressante leçon à tirer de
    cette histoire et elle est fort simple.

    Devenir libre financièrement est
    quelque chose qui s'apprend. Cet
    apprentissage pourra vous sembler
    inutile à certains moments. Vous
    subirez sans doute les moqueries car le
    résultat ne sera pas visible en
    un instant.

    Mais vous allez pourtant un jour
    changer de terrain.

    Vous allez quitter l'espace des gens qui
    ne pensent pas et ne comprennent pas
    mais qui pensent qu'ils comprennent.

    Vous allez vous retrouver sur un beau
    plan.

    Un endroit où les poissons sautent et
    se montrent à vous.

    Vous découvrirez une autre vie.

    Une vie pleine de poissons, pleine
    d'opportunités.

    Toutes les compétences que vous aurez
    accumulées jusque là vous mettront
    dans une position confortable.

    Vous repenserez peut-être à René.

    Vous aurez l'impression de l'entendre
    vous dire:

    "Voilà, tu peux te concentrer sur le
    poisson"

    À bientôt et bonne journée,

    Votre ami,

    JeanPhlippe

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  • HISTOIRE POSITIVE
    COMMENT UN PRINCE UTILISA L'IMAGINATION CRÉATRICE

    Voici l'ancienne légende d'un prince qui était bossu. Comme le prince était très malheureux de sa difformité, il se montrait rarement à son peuple. Un jour, il demanda à un sculpteur de faire une statue de lui tel qu'il serait sans son infirmité. Le sculpteur se mit au travail. Le moment venu, il présenta au prince une magnifique statue en marbre qui le dépeignait tel qu'il aurait voulu être. Le prince était très satisfait. Il plaça la statue dans un coin retiré du jardin et , chaque jour, il alla contempler cette image idéale de lui-même. Mois après mois, il allait voir la statue et en revenait en se tenant de plus en plus droit. Plusieurs années passèrent. Finalement, il décida de rassembler tous ses sujets. De tous les coins du pays, ils vinrent pour voir leur prince. Cette fois, il était heureux de paraïtre devant eux. Lorsque ses sujets le virent, ils ne purent en croire leurs yeux. Le prince n'était plus bossu. Il avait entretenu une image idéale de lui-même et son infirmité avait disparu.

    La Force Intérieure
    Jack Ensign Addington

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